L’école
« L’image de l’intégration est celle de l’union mystique, de la fusion des opposés. Voici le temps de la communion des dualités précédemment exposée dans la vie. La nuit ne s’oppose plus au jour, les ténèbres ne suppriment plus la lumière, ils œuvrent ensemble pour créer un tout unifié, l’un devenant inlassablement l’autre, chacun contenant dans son intime profondeur la potentialité de son contraire.
L’aigle et le cygne sont tous les deux des êtres majestueux qui volent dans les airs. L’aigle incarne la puissance et la solitude altière. Le cygne est l’emblème de l’espace et de la pureté. Il vogue paisiblement sur le flot des émotions ou plonge en elles, content et complet dans sa propre beauté, sa propre perfection.
Nous sommes l’union de l’aigle et du cygne: mâle et femelle, feu et eau, vie et mort. L’intégration symbolise la création du Soi, l’éclosion de la vie nouvelle, l’union magique également dite alchimie. »
Ce texte, légende de la lame majeure XIV du tarot Zen de Rajneesh, nous donne une vision d’une étape importante de l’évolution de tout être humain.
Il est nécessaire pour chacun de chercher à s’intégrer sur le plan horizontal (monde physique) et sur le plan vertical (monde spirituel).
Les taoïstes se sont principalement préoccupés d’améliorer et de prolonger la vie. Cet attachement apparent au corps physique les a poussés à comprendre l’homme comme un microcosme fonctionnant selon les mêmes lois que l’univers, le macrocosme. Pour les taoïstes, les lois de la vie sont simplement les lois de la nature. Il y a donc une liberté totale à l’intérieur de ce cadre, cette liberté ouvrant les portes sur une approche plus spiritualiste. D’ailleurs si les Maîtres taoïstes semblent se préoccuper principalement du monde physique et des énergies qui le gouvernent (Qi, Ki), ces mêmes Maîtres affirmeront toujours qu’il n’y a pas de vrai travail sur l’énergie (Qi Gong, Taï-chi Chuan, etc.) sans un travail sur le cœur et l’esprit (Shen) qui l’habite.

C’est une étape importante pour chacun, de s’intégrer dans son monde physique (matériel et énergétique) et de parallèlement aiguiser sa conscience avec un travail d’éveil spirituel.
Le Taï-Chi Chuan, le Qi Gong, les Tsui Shou (poussée des mains), les applications de la forme et la méditation sont une porte d’accès à notre être intérieur, notre intuition. Cela permet la consolidation des racines et la prise de conscience de l’influence du mental. La conscience de notre corps est une étape indispensable sur le plan horizontal car c’est d’elle et de son sérieux que va dépendre le lâcher prise indispensable à un véritable travail sur le plan vertical (prise de conscience que notre vie ne sert pas « juste » à vivre et à satisfaire notre ego).
Ce travail symbiotique permet la prise de conscience de l’unité, de l’union de la matière et de l’esprit, de l’intégration.
« L’image de l’intégration est celle de l’union mystique, de la fusion des opposés. Voici le temps de la communion des dualités précédemment exposée dans la vie. La nuit ne s’oppose plus au jour, les ténèbres ne suppriment plus la lumière, ils œuvrent ensemble pour créer un tout unifié, l’un devenant inlassablement l’autre, chacun contenant dans son intime profondeur la potentialité de son contraire.